AUTOPSIE D’UN FESTIVAL PAS COMME LES AUTRES

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IMG_2356Le festival de Timgad a une particularité somme toute unique au monde : il n’arrive pas à déroger à une règle qui lui est imposée par « les imprévus » et les vicissitudes du temps.

Flash back : en 1997, l’Algérie avait besoin du « dopage » politique suite à « l’isolation » dont le pays a été sujet suite aux « manœuvres » de certains cercles qui voulaient faire croire à une « sale guerre » dans une pays meurtri.

Et Timgad fut !!!!

La volonté politique était telle que l’histoire retiendra pour sûr que le vrai artisan de la relance n’est autre que M. Med Cherif Djebbari, qui avait imposé un rythme infernal de préparation, et comment !!!!

Aucune trace des éditions passées. Il fallait reconstituer un puzzle qui datait de l’époque de M. Madoui Abdlaziz. Sans balises ni repères, en un mot : il fallait oser.

Un hommage particulier concerna directement les services de sécurité tous corps confondus pour l’immense travail effectué en cette année là (et jusqu’à cette 29ème édition).

Une pléiade d’artistes nationaux s’est « réquisitionnée » pour insuffler une ambiance de fête et de ce fait inciter les « vedettes » étrangères à se mettre de la partie. Le pari réussit !!!!

Les Assala Nasri, Kadhem, Hani Chaker, Doukali… furent les premiers à charmer et à être charmés : le public algérien était en or et avait participé, à sa manière, à redorer le blason d’une Algérie en état de « convalescence culturelle ».

L’organisation était presque parfaite pour des gens n’ayant pour tout capital expérience que la volonté de relever le défi. 1997 est à gratifier de la mention  honorable.

1998, suite au succès de la relance et capital acquis, deux nouveaux facteurs entrèrent en jeu : le C.C.I (actuellemnt l’O.N.C.I) comme prestataire et organisateur sur le site de la FASAC (chargé de l’aspect publicitaire et protocolaire).

C’était le début d’une autre « dimension ».

Les vedettes du monde arabe avaient répondu toutes « présent ». Le premier dépliant de qualité concernant  le festival de Timgad  a été conçu par la FASAC et enregistra un succès certain (il y en aura 3 autres en 2002-2003).

1999, le festival continua  certes mais avec quelques tâtonnement. Il a fallu attendre l’été 2002 pour que « la fiesta » soit remise avec un Ouali Abdelkader intransigeant quant à l’image de marque du festival et un Bentorki Lakhdar qui s’est démené comme tout pour tenir « la dragée »  haute du festival.

C’était la meilleure édition après celle de 1998.

2003, le festival risquait l’annulation suite au séisme du 21 mai de Boumerdès et finit par prendre l’habit « solidarité ». Encore faut-il noter que sa tenu a exceptionnellement été reculée au mois d’août. Aussi et pour l’histoire, c’est l’unique édition ou on n’enregistra aucun article de presse critique.

Néanmoins la réussite de l’évènement est à attribuer à la grandeur d’âme des algériens, donc du public venus nombreux témoigner leur solidarité envers les sinistrés.

Les années se suivent et les éditions aussi, des lacunes sont enregistrées certes sans pousser le bouchon jusqu’à dire que «  les échecs sont programmés », car personne n’a le droit de mettre en doute les bonnes volontés qui sont    réelles, la coordination aussi. Ce qui manque peut être c’est un esprit cartésien et créateur à la fois.

Pour arriver à soulever un point très important et clore le dossier définitivement, celui de la région qui n’a pas le tempérament voire une assise économique consistante : ne l’oublions pas les quelques unités économique fussent-elles « des grosses pointures » dépendent toutes d’Alger.

Les quelques « boites » locales, ne peuvent sponsoriser qu’à hauteur des 10 ? Des bénéfices (s’il y a lieu). Par contre le sponsoring devrait avoir un autre sens aux yeux de nos députés d’abord, des opérateurs nationaux ou autres.

Nos députés doivent être les premiers défenseurs du festival et stimuler les apports, aussi doivent-ils militer afin de soumettre un projet de lois incitant les actants économiques à mettre obligatoirement la main dans la poche afin de promouvoir l’acte culturel.

Ceci dit, il serait intéressant  que chaque partie au lieu de rejeter « son échec » sur l’autre, assume ses responsabilités et évite les faux-voyants, pour que le festival assure sa pérennité une fois pour toute, il a été institutionnalisé en 2003 ne l’oublions pas, par obligation de respect envers tous ceux qui ont contribué quant à son existence et surtout à sa ressuscitation après une éclipse douloureuse qui a duré 10 ans !

Ce qui ne devrait en aucun cas se reproduire.

2006 & 2007, un vent de renouveau souffle sur Timgad grâce à un homme de grande qualité, affable et modeste, mais efficace quand il s’agit : M. Bouazghi Abdelkader.

Ces dernières éditions ont vu arriver M.MAZOUZ EL HOCINE qui de loin possède une vision stratégique versant dans une politique de promotion touristique et culturelle ce qui le poussa à inscrire une salle de spectacle de 7000 places en sus de toutes les infrastructures de spectacles y compris de plein air. En homme pragmatique il n’avait pas besoin de s’immiscer dans une telle manifestation avant d’en avoir diagnostiqué la portée réelle et l’envergure. C’est dire que c’est là un responsable qui ne confond jamais vitesse et précipitation.

Nous avons devant nous exactement 364 jours pour entreprendre et les préparatifs comme il se doit et les contacts avec les vraies nouvelles têtes et vedettes.

Le public attend !

Réfléchissons-en dès maintenant.

Agissons en pro… qu’on se le dise !

 

Imadghassen.A

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